On prend les mêmes…

10 novembre 2010 à 4:20 par Klöd | Dans : Non classé
| Commentaires (0)

D800

Allez… on continue dans le précox. Pour l’instant, ce boîtier (le Nikon D800) n’existe officiellement que dans le cerveau d’un éditeur (Dunod) qui a fait ses preuves en temps que visionnaire. On en parle même sur le site nikonrumors, c’est dire si l’info est capitale : A French speaking reader contacted Dunod, the publishing company that listed the Nikon D800 book, and they insist that the book will be released in March of 2011 – here is their answer, for whatever it’s worth: “Bonjour, Il s’agit d’un livre qui va normalement paraître en mars 2011.[...]“.

Bon, c’est vrai que le boulot d’un éditeur, c’est de prendre des risques. Alors lisons-la, sa présentation sur le site amazon.fr : Commercialisé en août 2008 au prix de 2800 euros, le Nikon D700 (appareil haut de gamme) a connu un grand succès. Il sera remplacé en fin d’année 2009 par le Nikon D800. Parmi les améliorations de l’appareil : le doublement des capacités du capteur, qui passe de 12 à 24 mégapixels. Le D800 sera vraisemblablement vendu entre 2000 et 2500 euros. Cet ouvrage est un guide complet de découverte, de prise en main et de perfectionnement du Nikon D800.

Bon… déjà le D700 n’a pas été remplacé fin 2009. Là, c’est facile à savoir : c’est dans l’espace-temps négatif (le passé, quoi…). Bon, une faute de frappe. On a le droit d’avoir le clavier précoce aussi. Fin 2010, donc, l’appareil aura un nouveau capteur à 24 Mpix (pour la fourchette de prix, ils se sont pas mouillés). Pour reprendre Coluche : en gros, y’ sait rien. Reconnaissons que Dunod n’a quand même pas osé présenter une couverture avec un fake du boîtier. En attendant la lecture - que j’imagine instructive - de ce livre plein d’audace, je continue à faire des photos avec un appareil réel qui va donc être remplacé sous peu si j’en crois ces grossistes en papier imprimé.

Precox Ejaculator

24 octobre 2010 à 7:58 par Klöd | Dans : Non classé
| Commentaires (0)

Nikon D95

C’est pas la première fois, mais c’est toujours drôle, à défaut d’être pitoyable ! Nombre d’éditeurs se sont littéralement “jetés” sur le créneau des livres expliquant le fonctionnement des reflex numériques. C’est une “niche”, mais y’a plus de petits profits en ces temps de crise. Soit : c’est le jeu de la concurrence dans notre merveilleuse société où la compétition commerciale doit mener à l’accomplissement de l’homme. Ainsi, après Bichromia (un peu de pub, ça participe à votre bonheur, non ?) et VM, voila que Pearson, Micro Application, First, Dunod… pondent leur bouquin à chaque nouvel appareil. Parfois même dans plusieurs versions : pour les pros, pour les buses, pour les débutants, pour les aveugles… J’ai des contacts avec certains auteurs qui travaillent avec ces “maisons d’édition”. Faut voir les contrats : des mentions illégales, des droits d’auteurs entre 5 et 8 % (sur le prix brut du livre)… Salut les damnés de la Terre !

Bref, comme on subodorait que le Nikon D90 allait être remplacé et comme les circuits de distribution obligent les éditeurs à annoncer leurs nouveautés entre 3 et 4 mois à l’avance et comme (aussi) il faut être le premier sur le créneau… un certain éditeur a rapidement annoncé le “Nikon D95″. Damnation, ça sera finalement le “D7000″. Il suffisait de suivre un peu l’actualité pour savoir que le nom n’allait pas être “D95″… mais on ne peut quand même pas demander à ces gens d’être des professionnels de leur domaine ! Dommage, la couverture était prête (avec des photos réalisées bien entendu avec un appareil pas encore sorti, ni même baptisé…). Pas grave, on annonce, quitte à modifier le titre un peu plus tard.

Dunod nous avait déjà fait le coup pour le remplaçant du Canon EOS 5D (le “7D”) et voici Pearson qui tombe dans ce fameux “D95″. Ben, moi, j’vais vous dire… je retourne à mon D76 parce que, tout ça, ça me lasse. Grave comme dirait ma fille.

Station service

9 juin 2010 à 3:11 par Klöd | Dans : Non classé
| Commentaires (0)

Dans les relations entre les journalistes et les éditeurs, y’a un truc qui s’appelle le “Service de Presse”.

Quand un éditeur publie un livre, il envoie des exemplaires à la presse. Le but, évidemment, c’est que le journaliste qui le reçoit le lise et en fasse une critique (bonne, si possible…). Faut bien faire connaître ses publications à son public. Mais bon, les journalistes ne sont absolument pas obligés d’en parler dans leur cannard. Après, ils font ce qu’ils veulent du bouquin. Certains le laissent à la rédaction en archive (c’est bien), d’autres se le gardent pour eux (après tout, pourquoi pas ?), d’autres encore le donnent à des amis (finalement, c’est bien si ça circule). Tout ça est normal. D’autres enfin le revendent (et oui, ça existe… on a toutefois jamais eu affaire à ce cas à Bichromia, pour les livres qu’on envoie aux rédaction des magazines photo). Bref, quand un éditeur envoie un livre à un journaliste, c’est lui le demandeur et il n’a rien à dire sur l’utilisation du livre envoyé.

Chez Bichromia, on publie des bouquins techniques sur les appareils photos. Et régulièrement, je reçois donc des “demandes de service de presse”. Là, c’est plus drôle… Des gens qui écrivent dans des feuilles de choux (parfois même une feuille annuelle des membres d’une association !) et qui se prétendent donc journalistes. Et veulent profiter des “services de presse”. Parfois ils me demandent même des livres parus il y a quelques années… et visiblement, ce n’est donc pas pour écrire un article dessus !  En fait, ils cherchent tout simplement un livre gratos pour exploiter leur nouvel appareil. J’ai même reçu une demande d’une personnalité connue de la TV (je ne dirai pas son nom… mais elle n’est certainement pas à 20 euros près !) qui a visiblement acheté un Canon EOS 400D et qui ne savait pas s’en servir. Internet a ceci de marrant, c’est qu’on peut trouver rapidement des informations sur les gens. Combien de fois j’ai retrouvé mon journaliste de bas étage qui s’interrogeait - sur divers site dédiés à la photo - sur le fonctionnement de son nouvel appareil ? Le plus drôle, c’est quand les participants du forum lui conseillaient d’acheter mon bouquin et que je recevais sa demande de service de presse dès le lendemain ! Avant Noël, je reçois pas mal de demandes (surtout pour les livres “artistiques” de Bichromia) : faut bien préparer les cadeaux à la famille et aux amis !

Au début, j’expédiais un livre en demandant qu’ils m’envoient une copie de l’article une fois paru. Après tout, si la demande vient du journaliste, c’est qu’il veut faire un article sur le livre. Mais je n’ai jamais eu un seul retour, tu penses ! Désormais, si le livre est paru depuis moins de trois mois, je demande le numéro de carte de presse et un courriel du rédacteur en chef précisant qu’ils veulent se servir du bouquin pour un article. Ca limite… Aujourd’hui même, j’ai donc éconduit un gratte-papier qui voulait un “Nikon D90″ (paru il y a plus d’un an !) pour son journal de Plougastel…

Vieux articles pas très frais par là ☞