Une petite Cla(r)ke dans ta gueule…

24 octobre 2008 à 6:52 par Klöd | Dans : Studio
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Je viens de tomber sur le site d’un mec qui s’appelle Clarke DRAHCE et qui est photographe de mode. C’est sa vie, vous me direz. Il anime aussi des conférences et organise des stages de photographie. Les connaisseurs (j’en connais un) apprécieront notamment ses stages “à la manière de Guy Bourdin”. Par contre, il file à ses stagiaires un livret technique pour leur expliquer les principes de la lumière en studio. Il a même un site où il vend ces mêmes fiches techniques (je ne fais pas un lien vers ce site, bien entendu !). Là, sa page sur le coefficient de réflexion : entièrement pompé sur mes bouquins ! Ca s’appelle un gros plagiat (on peut aussi dire du “vol”) :

Pour info : le texte original :

Outre sa forme et sa couleur, la caractéristique fondamentale d’un objet est son coefficient de réflexion. Celui-ci est défini comme étant le rapport entre la quantité de lumière qu’il réfléchit à celle qu’il reçoit.

Ainsi la neige, par exemple, réfléchit-elle environ 90 % de la lumière qu’elle reçoit, tandis que le charbon n’en renverra qu’approximativement 1 %. Selon la manière dont ils sont éclairés, un objet clair (à fort coefficient de réflexion) très peu éclairé et un objet sombre fortement illuminé peuvent donc très bien renvoyer vers l’appareil la même quantité de lumière. Contrairement à l’œil qui, aidé du cerveau, peut analyser la scène, le posemètre, mesurant la seule lumière réfléchie par le sujet ne peut donc différencier un tas de neige à la tombée de la nuit d’un tas de charbon en plein soleil. Il percevra, en effet, la même quantité de lumière. Et pourtant, l’exposition devra bien être différente puisqu’il faudra que, sur chaque image, la neige soit claire et le charbon sombre.

L’idéal serait donc d’accéder à la lumière parvenant sur le sujet. Pour la déterminer, les systèmes de mesure partent du principe que le sujet renvoie, en moyenne, 18 % de la lumière qu’il reçoit. L’appareil suppose donc que tout est gris et en déduit la lumière qui parvient sur le sujet. Il règle alors le diaphragme et l’obturateur pour que le CCD produise, en moyenne, une image également grise.

Méfiez vous donc des pales copies : le petit Clarke ne prend même pas la peine de choisir un autre exemple, non, c’est du mot pour mot… Sauf qu’il rajoute ses fautes d’orthographe et de (petite) frappe : “renvois” (pas de s, vieux), “Portant”  (t’as oublié le u… pas de q !), “à priori” (c’est une locution latine… donc pas d’accent, man - et en plus on doit mettre l’expression en italique !), “réfléchissant” (on met un s au pluriel… je l’ai appris en CE1), “les sujets les sujets” (tu radotes !)… Bref, le gros plagiat dont tous les photographes s’offusquent quand on ose s’inspirer de leurs sublimes photos ! D’ailleurs, sur son site perso, on trouve bien entendu la mention : ALL IMAGES ARE COPYRIGHTED AND MAY NOT BE REPRODUCED WITHOUT PERMISSION

Hey, Clarke-le-gros-voleur, dans mes bouquins c’est marqué approximativement le même chose pour les textes ! Normalement, ces trucs là, ça se règle au tribunal… un jour, quand j’aurai le temps…