Jubylee

Moi, j’avais rien demandé. Jubylee, par contre…

Dehors, ça flottait sec. J’avais chauffé le studio pour sécher mes vieux os. Je m’attendais à une séance ronronnante, comme quand on photographie un chat qui a fini de malaxer son vieux pull, s’est bien nettoyé derrière les oreilles et s’apprête à roupiller, une moustache battant les secondes. Tu peux même t’imaginer un cheminée ou un truc comme ça en arrière-plan si t’as pas trop peur des clichés. Puis la livreuse de cookie arriva et, sans même s’excuser, pulvérisa le studio avec ses fanfreluches protéiformes, ses rires plein de dents et son naturel désarmant. Ou le contraire, je sais plus. Quel toupet, vous l’avouerez !