Une petite Clarke dans ta gueule…

Je viens de tomber sur le site d’un mec qui s’appelle Clarke Drahce et qui est photographe de mode. C’est sa vie, vous me direz. Il anime aussi des conférences et organise des stages de photographie. A l’issue desquels il file à ses stagiaires un livret technique pour leur expliquer les principes de la lumière en studio. Il a même un site où il vend ces mêmes fiches techniques. Ci-dessous, sa page détaillant le coefficient de réflexion : c’est entièrement pompé sur mes bouquins ! Et ça s’appelle un gros plagiat (on peut aussi dire du “vol”) :

guide_nlight_court-13

Pour info, le texte original (“Nikon F5”, éditions VM):
Une caractéristique fondamentale du sujet est son coefficient de réflexion. Celle-ci est définie comme étant le rapport entre la quantité de lumière qu’il réfléchit et celle qu’il  reçoit. Ainsi la neige, par exemple, réfléchit-elle environ 90 % de la lumière qu’elle reçoit, tandis qu’un velours noir ne renverra qu’approximativement 1 %. Malheureusement, la seule connaissance de la lumière réfléchie ne permet pas au posemètre de calculer ce coefficient de réflexion : il lui est impossible de différentier un sujet très réfléchissant, mais peu éclairé, d’un objet peu réfléchissant mais très éclairé. Dans notre exemple, à intensité lumineuse reçue par la cellule de l’appareil identique, ce dernier ne peut donc différentier une scène neigeuse à la tombée de la nuit d’un velours noir en plein soleil.
(…) Pour tous les posemètres, le sujet reflète a priori 18 % de la lumière qu’il reçoit, ce qui lui permet de calculer la lumière incidente. L’appareil est donc calibré pour faire correspondre à ce sujet moyen une certaine densité “grise” sur l’image. Dans le cas où le sujet s’éloignerait sensiblement de cette norme, le posemètre sera piégé. La neige, comme le velours noirs sont traduits, sur l’image, par des gris standards qui ne correspondent pas du tout à leur “luminosité” apparente. Avec des posemètres classiques, il est donc nécessaire, pour ces sujets hors-norme, de corriger l’exposition en surexposant les sujets très réfléchissants et en sous-exposant les sujets..

Méfiez vous donc des pales copies : le petit Clarke ne prend même pas la peine de choisir un autre exemple, non, c’est du mot pour mot… Sauf qu’il rajoute ses fautes d’orthographe (ça, c’est pas soumis au droit d’auteur !) et de (petite) frappe : “renvois” (pas de s, vieux), “Portant”  (t’as oublié le u… pas de q !), “à priori” (c’est une locution latine… donc pas d’accent, man !), “réfléchissant” (on met un s au pluriel… je l’ai appris en CE1), “les sujets les sujets” (tu radotes !)… Bref, le gros plagiat dont tous les photographes s’offusquent quand on ose s’inspirer de leurs sublimes photos de merde ! D’ailleurs, sur son site perso, on trouve bien entendu la mention : ALL IMAGES ARE COPYRIGHTED AND MAY NOT BE REPRODUCED WITHOUT PERMISSION… En anglais, ça fait plus branché ! Hey, Clarke-le-gros-voleur, dans mes bouquins c’est marqué approximativement le même chose pour les textes ! Normalement, ces trucs là, ça se règle au tribunal… un jour, quand j’aurai le temps…